En réponse aux commentaires de la note précédente...

J'aime bien les bruitages en BD… C'est l'occasion d'essayer des trucs marrants… De jouer avec le graphisme, la typo…

Bilal racontait qu'il avait toujours regretté d'avoir du écrire le "Blam" à la fin de "partie de chasse" parce qu'il n'aimait pas écrire les onomatopées mais que l'action étant hors champs il était bien obligé de le faire à ce moment là.

Le "pum" je l'ai piqué à Blutch, mais il y en a plein d'autres qui l'utilisent… Mes inspirations premières sont "Léonard" de Turk et De Groot et les BD de Edika... Je leur repique parfois leurs bruitages et ils devraient être un exemple pour toute la profession !!!!

Dans Léonard, je me souviens du marteau qui fait "tape, tape" et des patins à roulette qui font "roule, roule" (que j'ai utilisé dans "l'idole dans la bombe")… Un bruitage = un verbe ! j'adore !

Et puis chez Edika je me souviens du gobelet qui tombe dans la machine à café en faisant "plokoploko" et de Bronsky qui enlève brutalement le diamant du tourne-disque en faisant "zwiko" !!!!!

Alors oui, dans ma tête, ça fait Pum quand c'est écrit Pum et Blam, quand c'est écrit Blam !

C'est aussi pour ça que j'ai souvent trouvé ridicules les bruitages américains: un hélicoptère fait le même bruit qu'une mitrailleuse : "buddabudda". Ce qui, nous en conviendront, ne veut rien dire !

Avant, je pensais que le lecteur imaginait un bruit réaliste, quel que soit le bruitage écrit... Depuis que je fais de la BD, je pense le contraire: que ce qui est écrit influence beaucoup le son qu'on imagine. Pour rester sur les coups de feu, ceux de Hugo Pratt "crack" ne font pas le même bruit que les coups de feu de Giraud :"Blam"... Comme un coup de poing chez Morris "clop" est moins violent qu' un coup de poing chez Loisel : "Spö"...