Donc, pour tout expliquer... Du 1er au 31 décembre, je fais une exposition/vente des planches de l'idole dans la bombe, à la galerie L'antilope, 99 rue Bossuet à Lyon dans le 6ème. Vernissage le jeudi 4 décembre à 18h30, venez donc boire un coup... Et à cette occasion, Bleus-et-originaux édite une lithographie, tirage limité, numéroté, signé, patati patata...
Je suis parti faire cette lithographie sans connaître la technique, j'ai déjà eu quelques explications auparavant mais c'est difficile de se faire une idée sans l'avoir vu...
La lithographie (du grec lithos, pierre et graphein, écrire) est une technique d'impression qui permet de reproduire un tracé réalisé à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire. La pierre, très épaisse (elle doit supporter une forte pression au moment de l'impression), a été préparée, lissée à l'avance. J'avais préparé un crayonné la veille, j'ai pu le décalquer et le reproduire sur la pierre avec une pointe sanguine.

J'ai commencé a dessiner à l'aide d'un crayon lithographique, sorte de craie grasse assez dense.

Une fois le dessin terminé, on passe un produit à l'éponge, une sorte d'acide, qui va "fixer" la graisse du crayon dans la pierre.

Ensuite la pierre est installée dans la machine à imprimer... Une vieille machine datant du XIXe, qui, à l'origine, fonctionnait à la vapeur. Un peu d'essence térébenthine et on enlève le crayon (c'est assez curieux de penser qu'une fois l'image imprimée, la pierre sera réutilisée pour une autre impression, qu' il n' y aura plus d'original).

Il ne reste plus que la graisse fixée dans la pierre. On passe de l'eau sur la pierre, la graisse repousse l'eau, ce qui fait que quand on vient déposer l'encre sur la pierre, l'eau repousse l'encre qui ne peut se déposer que sur la trace laissée par la graisse. Le dessin ainsi encré est ensuite pressé contre la feuille de papier, sous un rouleau. L'avantage de cette technique c'est qu'elle reproduit fidèlement le grain du crayon, on a l'impression d'avoir un original sous les yeux... C'est super beau...
Un grand merci au centre international de l'estampe URDLA à Villeurbanne (Merci Marc, David et Vincent), de m'avoir permis de réaliser cette image.

Ci dessous une petite video de la machine en action...